La fille qu’on appelle, Tanguy Viel, Ed. Minuit, 16 euros

C’est un histoire de prédation sociale et sexuelle. L’écriture de Tanguy Viel épouse au plus près la vie psychique de ses personnages. Une très fine analyse du phénomène d’emprise, de ce que l’on peut être amené à faire malgré soi.

Un roman engagé et envoutant qui interroge la part de nos déterminismes.

Extrait:

« C’est à cet instant précis que ça a vraiment eu lieu, elle a dit, pas celui d’après, non, pas plus tard. Pas même quand j’aurais son sexe dans la main, elle a dit – oui, crûment elle dirait ça, quand jusqu’alors elle avait été si rétive à livrer les faits dans leur simplicité, c’est à dire, dans leur brutalité (…) Oui , elle a repris, quand j’ai senti la paume tiède de sa main, c’était comme si ma propre main n’était plus la mienne, et qu’alors c’était toute l’énergie du vivant en moi qu’il avait réussi à saisir, à contrôler ou magnétiser, je ne sais pas, en tous cas à partir de là il a pris le pouvoir… »

Marion

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